LA GESTION DE LA TRESORERIE
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La trésorerie représente l’argent disponible à un instant donné dans une entreprise, c’est-à-dire les liquidités détenues en caisse et en compte bancaire. Elle correspond à la différence entre les recettes (encaissements effectifs) et les dépenses (décaissements réels) à une date précise. On emploie aussi les termes de liquidités ou disponibilités pour parler de la trésorerie.
Recettes et dépenses : deux notions clés
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Les recettes correspondent aux flux monétaires entrants, c’est-à-dire à l’argent effectivement perçu par l’entreprise. Il est important de ne pas les confondre avec les ventes, qui elles sont des flux physiques matérialisés par la facturation. Par exemple, une vente peut être facturée aujourd’hui mais la recette ne sera encaissée que dans un mois.
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Les dépenses représentent les flux monétaires sortants, c’est-à-dire les décaissements réellement effectués. Là encore, il ne faut pas les confondre avec les achats, qui sont des flux physiques. Les achats correspondent à l’acquisition de biens ou services, mais le paiement (dépense) peut intervenir à une date différente.
Qu’est-ce que la trésorerie ?
La trésorerie peut aussi se définir comme :
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La différence entre les ressources financières disponibles et les emplois auxquels elles sont affectées. Cela signifie que la trésorerie représente les avoirs que l’entreprise peut utiliser pour ses besoins immédiats ou futurs.
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Cette différence peut être positive (l’entreprise dispose de ressources financières suffisantes) ou négative (l’entreprise fait face à un manque de liquidités, ce qui peut indiquer une difficulté financière).
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La trésorerie reflète également la capacité d’une entreprise à financer ses investissements à court terme sans recourir à des financements externes immédiats.
Importance de la gestion de trésorerie pour une PME
La trésorerie est souvent appelée le nerf de la guerre pour les PME. En effet, durant le cycle d’exploitation, l’entreprise achète des matières premières ou marchandises, engage des dépenses marketing ou opérationnelles, puis facture ses clients. Cependant, les encaissements surviennent généralement après un délai, ce qui crée un décalage entre les sorties d’argent et les rentrées. Cette période d’attente oblige l’entreprise à maintenir un matelas de liquidités permanent pour financer ses besoins courants.
La gestion de trésorerie est donc un domaine très sensible et complexe, qui demande un suivi quotidien. Elle doit conjuguer plusieurs contraintes :
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Le respect des échéances sociales et fiscales.
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La planification des paiements fournisseurs, en veillant à ce que les délais accordés soient compatibles avec la capacité de recouvrement des créances clients.
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La confiance à entretenir avec les banques pour sécuriser les facilités de trésorerie.
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L’anticipation des évolutions de l’activité et la disponibilité suffisante de fonds propres.
Cette gestion exige un équilibre délicat, où l’entreprise doit savoir jongler entre les flux réels et prévisionnels, les entrées et sorties d’argent, afin d’assurer sa pérennité financière.
- Élaboration et suivi des budgets et plans de trésorerie.
- Analyse des flux de trésorerie entrants et sortants.
- Prévision et anticipation des besoins en liquidités.
- Gestion des délais de paiement clients et fournisseurs.
- Simulation d’impact des décisions financières sur la trésorerie.
- Mise en place d’alertes et indicateurs de suivi.
- Optimisation de l’utilisation des excédents de trésorerie.
- Responsables financiers et trésoriers d’entreprise.
- Chefs d’entreprise et managers souhaitant mieux gérer leur trésorerie.
- Comptables et contrôleurs de gestion.
- Étudiants en gestion, finance ou comptabilité.
- Toute personne impliquée dans la gestion des flux financiers d’une organisation.
- Connaissances de base en comptabilité et gestion financière.
- Maîtrise des notions fondamentales de trésorerie (encaissements, décaissements, flux financiers).
- Compréhension des documents comptables essentiels (bilan, compte de résultat).
- Familiarité avec les outils bureautiques (Excel ou logiciel de gestion financière).
Détails
- 4 Sections
- 13 Lessons
- 5 Hours
- 1. Introduction à la gestion de la trésorerieLa trésorerie d’une entreprise représente l’ensemble des moyens de paiement dont elle dispose à un moment donné pour faire face à ses engagements financiers arrivant à échéance. Cet élément est par nature mouvant : ce qui est suffisant aujourd’hui peut devenir insuffisant demain. Gérer la trésorerie, c’est donc s’assurer en permanence que l’entreprise possède les liquidités nécessaires pour honorer ses obligations. Cette gestion exige une vigilance constante et la mise en place de prévisions précises afin d’anticiper d’éventuelles insuffisances temporaires. À l’instar d’un particulier qui ne dépense que ce qu’il a, l’entreprise doit prévoir longtemps à l’avance les moyens de paiement nécessaires à ses opérations. La trésorerie est souvent considérée comme le gilet de sauvetage des entreprises, particulièrement en période de difficultés. Savoir bien la gérer est un véritable métier, qui nécessite de diversifier ses sources de financement pour ne pas dépendre uniquement des banques et de résister aux facilités d’emprunt à court terme. La gestion de la trésorerie regroupe l’ensemble des décisions, règles et procédures qui permettent à l’entreprise de maintenir, au moindre coût, son équilibre financier instantané : - Honorer ses échéances de paiement à tout moment afin d’éviter tout risque de cessation de paiement (assurer sa solvabilité). - Optimiser le résultat financier en maximisant les produits financiers et en minimisant les frais liés aux financements (optimiser la rentabilité). - Assurer l’équilibre entre la trésorerie disponible et les dettes à court terme, en appliquant la règle dite de la “trésorerie zéro”. En somme, la gestion de la trésorerie vise à maintenir un équilibre entre solvabilité et rentabilité. Pourquoi gérer la trésorerie ? La gestion de la trésorerie est essentielle pour prévenir le risque de cessation de paiement, véritable “crise cardiaque” de l’entreprise qui survient lorsque celle-ci ne peut plus honorer ses échéances à court terme. Elle permet donc d’assurer la solvabilité à court terme et de garantir que les niveaux de liquidités restent suffisants dans la durée. Les principaux objectifs sont : 1. Assurer la survie de l’entreprise en toutes circonstances, notamment en maîtrisant le besoin en fonds de roulement. 2. Financer, si possible, son développement, au moins partiellement. 3. Constituer une “réserve de crise” pour faire face aux aléas financiers. Quelques mesures clés de la gestion efficace de la trésorerie - Jouer sur les délais de paiement en accélérant les encaissements clients et en différant les décaissements fournisseurs. - Suivre rigoureusement les flux d’entrée et de sortie d’argent, en collectant des informations économiques fiables sur les partenaires commerciaux (clients, fournisseurs). - Recourir à des organismes spécialisés pour le recouvrement des créances impayées, voire assurer le chiffre d’affaires. - Optimiser la rémunération des soldes créditeurs en diversifiant les placements des excédents de trésorerie.2
- 2 - Trésorerie et cycle d’exploitationLa trésorerie représente les liquidités disponibles d’une entreprise à un moment donné, tandis que le cycle d’exploitation désigne la durée qui s’écoule entre l’achat des matières premières ou marchandises et l’encaissement effectif des ventes réalisées grâce à ces achats. Le cycle d’exploitation influence directement la trésorerie, car il génère des décalages entre les sorties et les entrées d’argent : - Au début du cycle, l’entreprise engage des dépenses (achats, salaires, charges) qu’elle doit payer rapidement. - Ensuite, elle produit ou commercialise ses biens ou services. - Enfin, elle facture ses clients, mais les encaissements peuvent intervenir avec un délai, souvent plusieurs semaines après la livraison. Ce décalage entre les décaissements immédiats et les encaissements différés crée un besoin de trésorerie, appelé besoin en fonds de roulement (BFR), que l’entreprise doit financer pour éviter des difficultés financières. Une bonne gestion de la trésorerie consiste donc à anticiper ces flux liés au cycle d’exploitation, à optimiser les délais de paiement (réduire le délai de recouvrement clients et négocier des délais fournisseurs) et à maintenir un niveau de liquidités suffisant pour faire face aux engagements courants. Ainsi, maîtriser la trésorerie en lien avec le cycle d’exploitation est essentiel pour assurer la continuité des opérations, éviter les découverts bancaires coûteux, et garantir la santé financière de l’entreprise.2
- 3 - Prévisions de trésorerieRefuser la prévision, c’est renoncer à la capacité de gérer efficacement, car gérer, c’est avant tout prévoir. Sans anticipation, l’entreprise est condamnée à subir son environnement financier au lieu de l’anticiper et de le maîtriser. Les prévisions de trésorerie consistent à estimer à l’avance les flux de liquidités entrants (recettes) et sortants (dépenses) sur une période donnée. Elles permettent d’anticiper les besoins ou excédents de trésorerie, de préparer les décisions de financement ou de placement, et d’éviter les risques de défaillance de paiement. Pour être pertinentes, ces prévisions doivent s’appuyer sur un ensemble de documents financiers et opérationnels, qui couvrent différents horizons temporels : - Le budget de trésorerie à court terme, souvent mensuel ou hebdomadaire, pour gérer le quotidien. - Le plan de trésorerie à moyen terme, pour ajuster la stratégie financière. - Les prévisions d’activité et de ventes, qui influent sur les flux futurs. - Les engagements contractuels et échéanciers de paiement, qui impactent les sorties. Lier ces différents documents et informations permet d’obtenir une vision claire et cohérente de la situation financière future de l’entreprise, facilitant ainsi la prise de décisions éclairées. Les prévisions de trésorerie sont un outil indispensable pour piloter la gestion financière, assurer la solvabilité à court terme et renforcer la pérennité de l’entreprise.7
- 4- Le financement de la trésorerieLe financement de la trésorerie correspond aux solutions financières utilisées par une entreprise pour couvrir ses besoins en liquidités à court terme, lorsque les ressources disponibles ne suffisent pas à payer ses dépenses immédiates. Il permet de gérer les écarts temporaires entre les entrées et sorties d’argent afin d’éviter les problèmes de paiement et de maintenir l’activité. Les principales sources de financement de trésorerie sont : - Le découvert bancaire : autorisation de laisser le compte bancaire à découvert jusqu’à un certain montant, pour faire face à un besoin ponctuel. - La facilité de caisse : crédit de très courte durée, destiné à couvrir des décalages de trésorerie très brefs. - L’escompte : avance accordée par la banque en échange de créances clients, permettant d’obtenir rapidement des liquidités. - Le crédit de campagne : financement saisonnier, adapté aux entreprises ayant des activités cycliques (agriculture, commerce saisonnier). - L’affacturage : cession des créances clients à un organisme spécialisé qui avance immédiatement une partie des sommes dues. Pour choisir la solution la mieux adaptée, l’entreprise doit considérer la durée du besoin, le montant nécessaire, le coût du financement, ainsi que la souplesse et les garanties demandées. Le financement de la trésorerie assure que l’entreprise dispose toujours des liquidités nécessaires pour fonctionner normalement, en évitant les retards de paiement et les pénalités, tout en maîtrisant les coûts liés à ces financements.4

Passionné par l’entrepreneuriat durable, Christian joue un rôle clé dans la conception, la planification et l’exécution de projets à fort impact, en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la transformation agroalimentaire et de l’autonomisation économique. Il supervise la coordination des équipes, la mobilisation des partenaires et la gestion des ressources afin de garantir l’atteinte des résultats attendus. Son parcours se distingue par une expertise en gestion de projet, formation, coaching entrepreneurial et mise en place de chaînes de valeur inclusives. Il met un accent particulier sur l’accompagnement des petits producteurs, la promotion des coopératives et le lien direct avec les marchés nationaux et internationaux.
Leader collaboratif, Christian est reconnu pour sa capacité à anticiper les risques, trouver des solutions innovantes et fédérer les parties prenantes autour d’objectifs communs. Son engagement s’inscrit dans une vision à long terme : contribuer à la transformation économique de la RDC par des initiatives viables, inclusives et respectueuses de l’environnement.
À travers ses actions, Salumu Shamavu Christian incarne la conviction que l’entrepreneuriat responsable et la création de valeur locale sont des leviers puissants pour le développement durable et l’amélioration des conditions de vie des communautés.
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